RESIDENCE ETUDIANTE LE VAN GOGH A NICE

Programme : Construction de 102 logements étudiants, 1 salle polyvalente

Maître de l’ouvrage : SA Erilia

Mission : Loi MOP

Co-traitants : Conseil Plus Ingénierie / CEEC Radicchi

Montant travaux : 4 550 000 € H.T.

Surface : 4 500 m² SHON

Livraison : 2005

Photos Serge Demailly

Les rue Léon Bertrand et Auguste Pégurier constituent les éléments du tissu urbain compris entre des axes de grandes importances (Avenue Saint Augustin / Autoroute urbaine, Avenue de la Californie). Celles-ci forment une limite Nord-Sud tandis qu’en limite Ouest prend naissance le quartier de l’Arenas.

La vocation du quartier est essentiellement résidentielle. On peut dire que le bâti demeure cependant relativement hétérogène, témoignant d’une localisation entre des lieux de développements (anciennes villas, pavillons, immeuble R+6 des années 1970-80 en alignement ou « Petits collectifs » et HLM plus anciens positionnés à l’intérieur du découpage parcellaire). Il s’agit de l’histoire récente de la ville au XXèmesiècle.

 

 L’environnement urbain n’affectant pas de qualité et d’identité particulière, notre résidence se devait d’enquérir par elle-même sa singularité dans les alignements pré-établis.

Nous avons réalisé un édifice qui affiche sa destination et agisse en repèredans le paysage urbain par son caractère (traitement extérieur).

Ainsi on identifieral’individualité qui domine le mode d’habitationpar la composition en façade de loggias personnelles sur le motif carré.

L’aspect général « évoque » le rattachement à une institution(école supérieure), ou éventuellement pourrais faire penser à un équipement socioculturel.

Ainsi tout en respectant la vocation du quartier, le nouveau bâtiment apporte une modernisation plus en rapport avec l’ouverture sur les quartiers modernes de la cité.

 

L’étage du RDC forme un socle sur dont on a traité la surface avec une couleur sombre (anthracite), renforçant son effet de masse, d’assise.

Pour le volume des 6 niveaux courants, nous avons utilisé un bardage en stratifié de nuance blanche. Cette surface est le support d’une écriture (peinture gris clair à la manière d’un filigrane) réalisée suivant le calpinage.

Il apparaît des mots et des morceaux de phrases constituants une texture sur laquelle se détachent les loggias. Celles-ci sont en grande partie réalisées en éléments d’aluminium percés et laqués blanc. L’étage supérieur reprend une nuance du socle dans un souci d’unité.

 

Le poète mural Alain Ameil sollicité pour inventer les mots de façade s’est inspiré d’un tableau de Van Gogh, son chef d’œuvre « La Nuit Etoilée » pour donner en cadeau aux passants les mots collés sur la façade.

Ainsi le passant perçoit de la texture :

  • De loin de simples rayures grises,
  • A mi-chemin distingue des hiéroglyphes,
  • De plus près des lettres,
  • Enfin en s’arrêtant il peut découvrir les mots que son inconscient saisira prioritairement.

Ces mots ne sont pas offerts à la lecture, il faut une attention et un intérêt particulier pour les découvrir.